subject: Karl Marx : Un ardent athée: un rêveur d'illusion de l'incroyance [print this page] Karl Marx: Un ardent athe: un rveur d'illusionde l'incroyance
Nier la religion, ce bonheur illusoire du peuple, c'est exiger son bonheur rel.
Le choix de Karl Marx (1818-1883):
Dans l'histoire de l'humanit l'influence de Karl Marx sur la vie humaine en termes d'attitude et d'action a domin plus de trois milliards d'individus au XXe sicle.
Le choix individuel de Marx de mcroire en Dieu et de rejeter la religion comme pense, sentiment et action, comme fondement thorique du communisme a t considr comme exemplaire par la moiti du monde.
Marx considre, dans ses oeuvres conomiques, que la matire est le fondement de l'univers' et il explique l'univers avec le sensible en rejetant l'intelligible', et que,les ides ne sont rien d'autre que les choses matrielles transposes et traduites dans la tte'.
Il considre la ralit sociale qui dtermine la conscience:ce n'est pas la conscience des hommes qui dtermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui dtermine leur conscience'.
En rejetant l'explication idaliste du monde il opte pour l'explication matrialiste et donc rejette la croyance religieuse comme une obscurit dicte par les conditions sociales. Dans l'Idologie allemande Marx mentionne que:
Problme encore, celui de la forme des rapports entre les ides et le rel. Le concept d'idologie se rclame d'une analyse matrialiste de la pense. A l'encontre de l'idalisme qui privilgie les ides et en dduit l'existence du monde le matrialisme affirme le primat de la matire sur l'esprit.
Autrement dit, ce dernier ne part pas de ce que les hommes disent sur eux-mmes, s'imaginent ou se reprsentent, mais des processus de vie relle dont la pense se fait l'cho, en en renversant parfois les termes, comme dans une chambre obscure. S'il en est ainsi, alors la croyance en Dieu ne provient pas d'un pur acte de conscience. Pour en comprendre la signification, il convient de l'tudier aussi dans ses fonctions, dans les intrts qu'elle dfend, dans le systme matriel (conomique, politique, symbolique) dont elle est la clef (les Eglises).
A l'chelle de l'individu, on se demandera ce que cette croyance satisfait, ce qu'elle favorise et comble. A l'chelle des peuples et de l'histoire, on se demandera de quelles institutions elle est la clef de vote. Mais cela ne peut se faire sans chercher alors offrir aux hommes les moyens de se librer de cette croyance.
Marx considre que l'homme invente la religion, la religion est la production de la socit: C'est l'homme qui fait la religion, et non la religion qui fait l'homme. A la vrit, la vrit est la conscience de soi et le sentiment de soi de l'homme qui, ou bien ne s'est pas encore conquis, ou bien s'est dj de nouveau perdu. Mais l'homme, ce n'est pas un tre abstrait recroquevill hors du monde.
L'homme, c'est le monde de l'homme, c'est l'Etat, c'est la socit.
Cet Etat, cette socit produisent la religion, une conscience renverse du monde, parce qu'ils sont eux-mmes un monde renvers. La religion est la thorie gnrale de ce monde, son compendium encyclopdique, sa logique sous une forme populaire, son universel motif de consolation et de justification.
Elle est la ralisation chimrique de l'essence humaine, parce que l'essence humaine ne possde pas de ralit vritable. (1)
Non seulement Marx critique la religion mais il croit ncessaire de lutter contre la croyance religieuse:
Lutter contre la religion, c'est donc, indirectement, lutter contre ce monde-l, dont la religion est l'arome spirituel.(2)
Il constate que la religion est le prtexte social pour accepter la misre et l'tat de souffrance ainsi que la servitude et l'obissance imposes par la bourgeoisie en collaboration avec les institutions de la croyance religieuse comme l'Eglise. Il dclare que:
La misre religieuse est toute la fois l'expression de la misre relle et la protestation contre la misre relle. La religion est le soupir de la crature accable, l'me d'un monde sans coeur, de mme qu'elle est l'esprit d'un tat de choses o il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple. (3)
Marx donc, en rejetant la croyance dans le monde ci-aprs, illusoire et chimrique et irrel, pense qu'il est possible d'tablir le bonheur' dans le monde rel:
Nier la religion, ce bonheur illusoire du peuple, c'est exiger son bonheur rel.(4)
La pense de Karl Marx indique clairement son point de vue en rejetant la croyance en Dieu qu'il considre comme ne de l'imagination de l'homme et par ce rejet tablit l'homme comme matre de soi-mme et de son destin.
Il annonce la mort de Dieu en offrant la justification suivante:
L'homme est libr de la contrainte de la socit pour tablir le paradis sur terre, la seule terre qui existe. L'attitude de Marx est fonde sur l'ide d'une existence purement matrialiste, l'homme ne signifie que le moyen ainsi que le but final d'amliorer sa condition par sa volont et prit compltement la mort. Il n'y a aucune explication de la prsence de l'homme ni de son origine.
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1. Marx, Oeuvres philosophie, Critique de la philosophie du droits de Hegel, p. 353-355.
2. Ibid., p. 354.
3. Ibid., p. 354.
4. Ibid., p. 354.
Karl Marx : Un ardent athe: un rveur d'illusion de l'incroyance